mardi 1 janvier 2008

Vous là bas... OUI !! Vous !!

Bonsoir, bonsoir, bonjour…

Au quatrième Bip il sera exactement 00h00min00sec le 1er janvier 2008… bip… bip… bip… Bip ! Et oui, encore une année de plus… ou de moins ? Bon bref, souhaitons à toutes et à tous, c’est-à-dire aux les voleurs, les malfrats, les gangsters, les tueurs en série, les gangsters, les maffioso, les fraudeurs, les hommes (et bien évidemment, femmes) politiques, une joyeuse et heureuse année, pleine de bonnes surprises et autres évènements du genre.

Je suis donc ici sensé vous parler de meilleurs vœux, du fait que je souhaiterais qu’en 2008 on ait enfin la paix dans le monde (mais si………. On y croît tous non ?), et c’est donc exactement la chose dont je ne vais pas vous parler.

Qu’est-ce que de telles soirées festives (ou pas) peuvent me laisser un arrière goût dégueulasse dans la bouche… jusqu’à en vomir (et croyez-moi cela ne m’arrive que très peu souvent). Voir tous ces gens en train de se dire bonne année (bon soit, ça, ça va encore), meilleurs vœux (ahum…), bonne santé (et ouai… si vous voulez), réussite (non non non, je n’ai pas besoin de vous pour ça). Beurk. Mon idée ? Quelle idiotie de faire toutes ces singeries et autres farces burlesques accompagnés de discours pseudo-bienfaiteurs. On aurait presque l’idée qu’il y ait besoin d’un tel évènement spécial, oui tellement spécial qu’il est même unique chaque année (!!) pour se dire et se souhaiter de telles choses ! C’est beau, le monde est beau, les gens sont beaux. Les personnes nous entourant sourient tout le temps, font des compliments au moindre quart de tour à la première personne qui passe. La nuit nous sourit avec ses feux d’artifice ! Oui, elle, ce doux voile, cette couverture apaisante, nous sourit au moins véritablement et sincèrement. Et d’ailleurs, elle le fait chaque nuit. Exactement la chose sur laquelle les hommes devraient prendre exemple.

Qu’est-ce que je haïs de tels occasions. Oh, pardonnez-moi, pitié, ne vous faites pas d’opinion trop rapidement sur ma pauvre personne. Bien sûr que j’aime ce côté fête, cette idée d’amusement et d’humour rassemblés et concentrés en un seul moment. Mais s’il vous plaît, je vous en conjure, épargnez-moi toutes ces niaiseries humaines sordides. Pour une fois souhaitez la joie à toute personne que vous rencontriez. Même si ce n’est pas le jour de l’an où le réveillon du Saint-Sylvestre, même si vous ne le connaissez pas, même si vous l’avez déjà croisé dix fois ce jour là, même si cette personne vous a fait souffrir (surtout dans ce cas là d’ailleurs), même si votre humour vous encourage à prendre la hache à deux mains et de lui trancher menu la tête. C’est peut-être là une des raisons pourquoi on dit parfois qu’il manque de la chaleur dans les relations humaines. Peut-être que c’est même la plus infime des raisons, mais s’en est une quand-même et si nous le changeons alors la voie s’ouvre pour d’autres changements futurs. Oui, en effet, je crois en l’effet papillon ; qu’un battement d’aile d’un papillon au Japon peut déclencher à terme l’arrivée d’un ouragan en Floride. Et j’y crois encore bien plus dans le cadre des relations humaines.

Vous n’avez qu’à sourire pendant quelques jours aux personnes que vous voyez au cours de votre journée. Je vous assure que si vous vous y prenez avec attention au moins une des personnes que vous avez croisé vous sourira aussi la prochaine fois que vous le verrez, alors qu’il ne fait même pas attention à vous en temps normal.

Alors en revenant à notre histoire du Saint-Sylvestre. Surtout faites couler le champagne à flot (ou la Clairette, selon d’où vous venez) à minuit, avant ou après ce n’est pas l’important. Mangez de bonnes choses, riez, amusez-vous, dansez, parlez, chantez… et faites que ce soit avant tout une soirée comme toute autre soirée, car ceci est peut-être le début d’une année et la fin de la précédente, mais ne l’oublions pas… cela est le cas chaque jour à chaque instant. Vivez chaque jour comme si c’était votre dernier. Ne soyez pas radin avec ce que vous n’auriez tendance à donner aux autres que le jour de votre mort, car si vous le donnez aujourd’hui, demain vous en aurez encore deux fois plus à distribuer (je sais c’est con, mais ceux qui attendent vraiment leur dernier jour ne s’en rendront jamais compte de ça).

Captain Helcaraxan tuning out….

lundi 17 décembre 2007

La Chaleur du Froid

Il y a des jours où il fait froid. Il y a des jours où le froid nous glace jusqu’à l’os. Il y a des jours où on ne le remarque pas.
Hier en fin d’après-midi j’ai vu la joie. Hier en fin d’après-midi j’ai vu la vie. Hier en fin d’après-midi j’ai senti le froid se transformer en chaleur.
C’était à 17H et des poussières. C’était devant la colonne publicitaire qui bordait l’entrée du RER B arrêt Luxembourg. C’était Paris.
Ce fût une personne comme on en voit uniquement dans cette ville du monde. Ce fût une personne comme une autre, enfin presque. Ce fût un musicien, un pianiste.

Il était assis là dans son manteau épais, les gants aux mains devant son piano droit et il jouait. Pas de partition, pas de yeux rivés sur les doigts effleurant les touches. Il avait les yeux fermés et la musique naissait sous ses appuis tantôt légers comme une brise d’été, tantôt frénétiques comme une course contre la montre. Ce n’étaient pas des morceaux connus, et pourtant on reconnaissait partout les différentes marques de mélodies que nous avons tous un jour entendus au détour d’un concert dans un café, ou chez un ami ou amie qui joue du piano. Le vent soufflait fort sur le boulevard Saint-Michel. Le froid mordait la peau. La musique flottait dans l’air. Elle inondait les passants, les voitures, les immeubles avoisinants. Elle faisait vivre tout ce qui était mort, elle réchauffait tout ce qui était froid. Alors je me suis laissé porter par cette musique moi aussi les yeux fermés et je sentais que celle-ci m’emportait au loin. Qu’elle m’amenait faire un tour en avion tout en restant là debout sur le trottoir en train de regarder un Homme qui n’était plus Homme, mais qui se mélangeait à sa musique pour y vivre.

La chanson était finie, on applaudissait tout autour de lui. Merci. Merci. Merci. Lui dit-on. Merci. Merci. Merci. Il répond.

Et les prochaines notes s’élèvent déjà dans l’air, toujours plus haut, toujours donnant la chaleur à ceux qui écoutent.

jeudi 29 novembre 2007

???

Bon voilà, changement de ton, un coup de tête qui me prend, qui me donne en même temps envie de pleurer, de hurler et de faire toutes ces choses qu'on fait quand on se sent pas bien... Pourquoi? Aucune idée... il y a 30 minutes j'allais bien et puis tout à coup: BOUM!! le néant est apparu devant moi. En fait ce n'est pas tout à fait le néant étant donné que celui-ci est rempli par un énorme point d'interrogation dont je n'ose même pas imaginer la taille. De ce fait le néant n'est plus le néant, mais on ne va pas rentrer dans ces questionnements métaphysiques.

Parfois il arrive qu'on se sent seul... même si on a des amis, de bons amis, même de très très bon amis avec qui on peut amplement discuter. Parfois on se sent seul, incompris, maladroit et surtout rejeté au milieu de cette foule qu'est l'humanité. Qu'on soit en solitaire au fin fond du désert d'Atacama ou qu'on soit en plein milieu de la foule sur les Champs Elysées telle qu'il peut y en avoir les soirs de liesse nationale... le sentiment de solitude ne change pas de nature... elle fait tout simplement qu'on se sent en effet "seul". Cela me fait beaucoup penser à une de mes chansons que j'adore, que j'écoute à n'en plus finir tellement ces chansons là me parlent à moi, à mon esprit, à mon caractère. J'ai l'impression qu'elles signifient des choses que je suis obligé de comprendre pour enfin pouvoir surmonter certains sentiments qui me prennent parfois en otage. Ici en l'occurrence, par rapport à cette solitude, c'est Misunderstood du groupe Dream Theater.

Ce qui est le plus curieux c'est que j'essaye souvent de m'imaginer ce que dirait telle personne ou telle autre, parmi les gens que j'apprécie, si cette personne me voyait maintenant et si je lui parlait de ce que je ressentait là à l'instant... mais peut-être il est mieux que j'arrête de le faire car je ne fait qu'aboutir à des désillusions... bien-sûr qu'il y a au moins quelques personnes qui pourraient m'aider, mais ceux-là sont en général bien trop loin... parmi ceux qui pourraient être plus proches à une ou deux exceptions près je me rends compte que je ne connais personne à qui je peux parler de ça tout en sachant qu'il y aura un dialogue qui suivra qui m'apportera une réponse, même temporaire, à la question de comment me sortir de cet état de perdition au fond d'un trou noir.
Bien souvent lorsqu'il s'agit du sentiment de solitude, celui-ci provient du fait que je me sens incompris des gens... ils prennent toujours mes réponses, mais paroles, mes opinions, mes points de vue à l'envers, les interprètent de la pire façon imaginable... comme si j'étais quelqu'un dont on doit par définition se méfier. Alors à force de subir de telles réactions j'ai pris à contre-cœur l'habitude de soit ne plus m'exprimer du tout, soit de faire en sorte de clarifier le plus possible ce que je dis, et encore... cela rend les gens encore plus méfiants. Je rajoute une distinction par ici, une définition par là, une pincée de subtilité. Mais plus je fais ceci, plus les gens généralisent ce que je leur communique, évinçant de fait tout l'attirail de précision que je m'étais efforcé à rajouter. Alors forcément il arrive un moment où l'on se demande si ça en vaut encore la peine de continuer à vivre parmi des gens qui, de façon tout à fait subjective, ne sont que des pauvres cons qui me rendent la vie désagréable et me font perdre du temps et de la bonne humeur inutilement.

Est-ce qu'il existe au moins quelqu'un sur cette terre qui à les moyens de me comprendre? Parfois, oui, j'en rencontre, mais ceux-ci, probablement pour les mêmes raisons pour lesquelles moi je me questionne, se sont déjà résolu dans l'idée qu'ils ne pouvaient être compris et de ce fait se sont enfermés dans leur propre tête, ne voulant plus jamais sortir de leur petite coquille protectrice. Ce dont ils ne se rendent pas compte c'est qu'ainsi ils perdent leur plus grand don, celui de comprendre les autres, à force de ne plus "rencontrer" les autres. Heureusement j'ai eu la preuve qu'en dehors de ceux-là il en existe aussi, mais de façon encore plus dispersé et rare, qui n'ont pas encore renoncé à tout contact humain... et cette personne se reconnaitra dans mes mots... Merci... enfin je peux arrêter de me désespérer dans mon questionnement sur la compréhension humaine.

mardi 27 novembre 2007

Vacances, Copine et Art... ou comment mélanger ce qui ne se mélange pas

Samedi 27 Octobre 2007 ; 14h16
Quelque part en TGV entre Paris et Lyon, Train de 13H Voiture 01 Place 21

Vacances! Vacances! Voilà les mots qui résonnent dans ma tête. La matinée de cours s'est plutôt bien passé avec un professeur de mathématiques de bonne humeur. On voit les différents chapitres défiler sous les pointes de nos stylos. On vient de finir la 8eme semaine de cours et on en est déjà au 9eme chapitre, des chapitres plutôt imposants vu leur taille. En fin de cours il nous a en plus rendu nos devoirs de la semaine dernière. Exactement comme je l'avais ressenti en sortant de la salle d'examen je me suis plutôt bien débrouillé. Le classement devra attendre la rentrée car le prof ne l'avait pas imprimé. Après un rapide repas à la cantine j'ai pris mon sac déjà tout préparé et je me suis dépêché pour rejoindre la gare, prendre le TGV dans lequel je suis maintenant assis. Ma copine m'attend déjà avec impatience chez elle... Tiens et si je parlais un peu d'elle? C'est ma petite-amie, mon ange depuis maintenant plus d'un an et demi. Elle est adorable, mais bon, cela n'est pas très objectif et cela ne vous renseigne pas beaucoup sur sa personne. Elle a mon âge plus 3 mois. Nous avons été dans la même classe en 1ere Scientifique et Terminale Scientifique au lycée. Pourtant on ne s'est vraiment "rencontré" qu'à la fin de cette dernière année. On peut dire que ça a vraiment été le coup de foudre entre nous. On ne se connaissait que trois semaines et on sortait déjà ensemble. C'était d'ailleurs à la grande, et pour certain(e)s mauvaise, surprise de nos camarades de classe. Il faut dire que ni moi, ni elle étaient des personnes populaires dans le lycée, le contraire était plutôt vrai. La raison? Je n'ai jamais compris pourquoi pour elle, et en ce qui me concerne j'en parlerais sans doute à un autre moment.
C'est un sentiment plutôt étrange que d'être en vacances. Surtout que malgré tout on a quand-même du travail à faire chez nous. Un DM de mathématiques, un de physique, encore deux anciens de physique à rattraper. S'y ajoutent un résumé et une dissertation de français à faire et à rendre dans trois semaines.
Je me souviens maintenant que j'avais promis de vous donner un poème en anglais que j'ai écrit dernièrement. Le voici:


Imagination at War

Keep on dreaming, even when you're awake,
Keep on dreaming, even when Death comes to take,
Imagination gives wings where walls arise,
Imagination gives wings where hope flies,

Death and Decay may ravage the Earth,
Hatred and Anger take Friend and Foe,
A mighty warrior thought gives birth,
For the Kingdom of Mind may never bow,

See through Flesh and Bone,
With reaping Sword keep your Throne,


Cry for Blood and Battle to avenge the Dear,
Cry for Blood and Battle to inspire them Fear,
Ennemies of Imagination break them,
Ennemies of Imagination kill them,

Victory for long withing our hand,
For the weapons of Power we know,
To swiftly with strength regain our land,
While ennemies are shred by the Crow,

See through Flesh and Bone,
With reaping Sword keep your Throne.

Helcaraxan

Je l'ai écrit durant un cours de physique, le contenu de celui-ci n'étant pas des plus intéressants vu qu'on l'avait déjà fait l'année dernière. Au moins cela m'a laissé le temps d'œuvrer pour la création artistique (ahum...).
Cela m'y fait penser que je n'ai pas écrit pour mon livre depuis au moins quatre semaines, mais que voulez-vous? Lorsque je n'ai pas d'inspiration tout essai est voué à l'échec et serait aussitôt effacé vu que le contenu n'aurait aucune valeur et aucun mérite à mes yeux.

Samedi 27 Octobre 2007 ; 14h55

Une soirée qui a fini au bar et....

Vendredi 26 Octobre 2007 ; 1h44
Paris, Lycée Louis le Grand, Internat

Premièrement veuillez m'excuser de ce léger retard dans l'écriture de ce texte. Ce soir, ou plutôt hier soir nous avons eu le repas de classe d'avant les vacances de Toussaint qui débutent ce weekend. D'un côté la soirée aurait pu être mille fois meilleure mais d'un autre je me dis qu'elle a été ce qu'elle a été et puis voilà tout. Trop de gens sympathiques ont du partir trop tôt, mais au final j'en ai retrouvé d'autres qui l'étaient autant.
J'ai tenu l'engagement de mon pari avec Éric d'il y a un peu plus d'une semaine sur le fait qu'il ne tiendrait pas jusqu'au début des vacances sans à nouveau coucher avec son ex. Il a réussi et je lui ai donné en conséquence sa litre de bière à la Gueuze où on a fini notre soirée en douceur après un bon repas.
A la prochaine! Adios amigos! So long cowboy! Je vous donnerais en bonus un poème que j'ai écrit en Anglais dernièrement pour récompenser votre attente. Signé, l'auteur de ce cahier.

Vendredi 26 Octobre 2007 ; 1h57

samedi 24 novembre 2007

Le Voisin

Mercredi 24 Octobre 2007 ; 23h56
Paris, Lycée Louis le Grand, Internat

Deuxième jour, deuxième histoire. Il fallait bien que je me garde quelques temps pour écrire à côté du devoir à la maison de physique. Tant pis, ce temps devra être pris sur mon sommeil. De toute façon je ne suis plus à ça près.
Encore une journée dans ma vie qui s'est écoulée. Encore quelques battements de cœur de plus, quelques respirations. Le temps semble se passer si vite. Cela me semblait être la semaine dernière où j'ai repris les cours, mais non, c'était il y a déjà 7 semaines et demi. Ce matin j'ai eu 4h de physique avec notre chère madame Cadran. Pour ceux qui ne s'intéressent que peu à la physique, une telle étendue de temps peut sembler interminable, mais il faut dire qu'on s'y habitue plutôt vite et bien. Surtout si on est assis à côté des bonnes personnes.
Cependant, rien de notable durant la matinée si ce n'est le bref passage d'une surveillante qui venait nous apporter les papiers concernant l'inscription parallèle en faculté de mathématiques. Bref, rien de passionnant... du moins sur le plan scolaire. Mon ami et camarade de classe Éric, qui en passant était mon voisin d'internat l'année dernière a de nouveau décidé d'essayer d'arrêter de fumer. Le compte à rebours est lancé. Tiendra-t-il les premières 24h? Les premières 12h?

A chaque fois qu'il se promet de faire telle ou telle chose il y a toujours une raison pour laquelle cela ne se passe pas comme prévu. Soit il décide d'arrêter de fumer, mais très rapidement il reprend car "de toute façon ce n'est pas si grave", soit il décide de quitter sa copine... ou plutôt sa "compagne de lit" parce qu'il ne supporte plus les coups dans le dos qu'elle lui fait, mais à peine deux jours plus tard je les vois à nouveau en train de s'embrasser. Selon lui c'est elle qui est revenu vers lui, même si je ne sais pas si sûr de croire une telle chose. Ainsi Éric semble incapable de tenir les promesses qu'il se fait à lui-même, c'est vraiment désolant. Surtout puisque c'est un gars avec un cœur en or, sans méchanceté aucune, très sympathique pour passer quelques bonnes heures de rigolade assurée. Mais cela ne m'empêche pas de lui trouver un esprit faible et fainéant. Il se laisse mener par ses propres désirs, aveuglé par une éventuelle récompense que ceux-ci pourraient lui donner.

Attention quand-même, n'en croyez pas pour autant que je suis pour un abandon catégorique des désirs, seulement je me dis qu'il faut mieux les contrôler et les satisfaire un à un au lieu de se faire déchirer par la meute sanguinaire qu'ils peuvent constituer en les laissant à leur propre initiative. J'espère au moins qu'un jour j'arriverais à comprendre les gens qui agissent comme lui et que je n'aurais alors plus l'envie de le traiter de tous les synonymes du mot "lâche" qui pourraient me venir à l'esprit comme après le repas de ce soir quand il n'a pas pu s'empêcher d'allumer quand-même une cigarette. Il dit vouloir arrêter progressivement. Moi je me dis qu'il ne fait que se mentir à lui-même.
Après tout, il garde quand-même un point majeur dans mon décompte : il aime les avions et il a son brevet de pilotage, ce n'est vraiment pas quelque chose de négligeable. Peut-être il sera même un futur collègue en école d'ingénieur (Spoirrrrrr) s'il arrive à se mettre à travailler plus sérieusement pour la classe préparatoire. Mais d'abord il faudrait qu'il se retrouve lui-même sur une carte de sa vie. Il le confirme : il se sent perdu au milieu de nulle part.

Bon assez parlé, eh... écrit, à propos d'Éric. Qu'y a-t-il d'autre qui pourrait m'intéresser ce soir? Bien-sûr qu'il y a ma douce tendre copine, mais elle je la garde pour plus tard. Lorsque j'aurais plus de temps pour écrire et décrire tout ce qui nous concerne, car notre histoire commence à durer et, je l'espère, durera encore longtemps. Pour l'instant il n'y a pas le moindre nuage à l'horizon.
Revenons à mes occupations de la journée. Le matin est passé et nous a laissé en début d'après-midi. Le repas à la cantine était comme d'habitude on ne peut plus médiocre, à part peut-être le riz qui pouvait espérer se diriger vers une moyenne honorable. On était quatre à table : Éric, Lewis et Paul, et parmi nos occupations principales lors du repas figure un fou rire mémorable qui a dû étonner plus d'une personne dans la cantine. La cause : Éric qui a réussi à avoir une crampe dans sa mâchoire droite ce qui lui faisait faire un rictus grotesque. L'après-midi a pour le restant du temps été occupée par les différentes formes du cours d'informatique : le cours à proprement parler, l'heure d'exercices et les deux heures de programmation pratique. Et me voici en train d'écrire une nouvelle partie de mon histoire.
A demain, ou peut-être plus tard!

Jeudi 25 Octobre 2007 ; 0h44

(pour des raisons évidentes j'ai du changer les noms des personnes)

Il était une fois...

L'Heure est venu pour mon premier écrit... et encore heureusement que c'est un texte que j'avais déjà écrit il y a quelques temps... Même si les blogs me font plus l'effet d'un congélateur qui n'a pas été ouvert depuis 1 an (avec des aliments dedans bien-sûr), je ne peux me résoudre à écrire directement sur l'ordinateur, il faut d'abord passer par un cahier. Mon Cahier, mon mien à moi!
Voilà, donc la première série seront des recopiages... dans le futur je publierais sans retard.


Mardi 23 Octobre 2007 ; 23h09
Paris, Lycée Louis le Grand, Internat

Voilà, les premières lignes écrites et déjà les premières questions commencent à prendre forme dans ma tête. Où est-ce-que cet écriture va me mener? Pas de réponse. Vais-je continuer à écrire ainsi pendant longtemps? Pendant une semaine? Un mois? Ou peut-être encore plus? Qui sait!
Une chose est sûr : j'écris aujourd'hui à cet instant même ces lignes que voici.
De quoi vais-je parler? Bonne question en effet. Elémentaire mon cher Watson je dirais-même! D'abord parlons d'aujourd'hui. Quoi de plus banal pour quelqu'un qui écrit que de décrire sa vie, sa personne telle qu'il la voit, ses pensées de tous les jours. Toutes ces choses que l'on garde habituellement pour soi à moins d'être soit entourée de bons amis pendant une soirée, soit d'être célèbre, soit de pratiquer le métier d'homme ou de femme politique.
Est-ce cela qu'on appelle lorsque c'est publié une biographie... ou même une auto-biographie? Mais revenons-en à nos moutons : ma journée d'aujourd'hui.

Alors, ce matin je me suis levé à 7h02 de mon lit après que mon réveil avait sonné le clairon à 7h00 en faisant baigner ma chambre dans une lumière sensé représenter le lever du soleil. Une fois descendu de mon échelle je me tiens debout quelques secondes sans bouger, le temps que je retrouve mon sens de l'équilibre et que je ne tombe pas de fatigue par terre pour continuer à dormir comme si de rien n'était. Quelle fatigue en effet! Les 7 dernières semaines n'ont pas été ce qu'on appellerait une "cure de santé" pour mon corps. Mais bon, qu'est-ce qu'on veut! Je suis en classes préparatoires, seconde année qui plus est, et le repos du guerrier devra donc encore attendre quelques mois.
Me revoilà de nouveau en dehors de mon sujet de départ. Diantre! Suis-je donc incapable de parler de quelque chose sans que par association d'idées je ne déborde sur un autre sujet?
Me voilà levé et habillé, prêt pour le petit déjeuner à la cantine trois étages plus bas. Je prends comme tous les jours ma clé, et mon baladeur rempli de musique. On met les écouteurs et on démarre l'engin. Entre temps je suis sorti de ma chambre et j'ai fermé ma porte à clé. Quelle musique pour aujourd'hui? Voyons ce qu'il y a dans la bebêtte. Plutôt calme, je n'ai pas encore envie d'avoir les oreilles gonflés par le son avant même de m'être réveillé et avoir mis quelque chose derrière mes dents.
Mon choix tombe finalement sur du Enya, cette douce musique celtique qui me permet souvent de rêver le jour avec les yeux ouverts... ou encore le soir de de m'endormir sans même que je ne m'en rende compte les écouteurs toujours dans les oreilles.

Je descends les larges escaliers vers le rez-de-chaussée. Bien-sûr je n'allume pas la lumière, j'ai pas envie de me réveiller si brusquement. En bas les lumières de la cantine m'accueillent. Aujourd'hui je suis le premier arrivé, comme souvent d'ailleurs. Ah mince, pas encore de petits pains dans les bacs et pas de yaourt non plus : quelle horreur! Heureusement pour ma pauvre petite âme les deux ne tardent pas à arriver, mais entre temps mes habituels compagnons lève-tôt sont arrivés. Dommage, je ne profiterais donc pas de la vue de la cantine vide, moi excepté. Ce sont toujours les mêmes têtes qu'on voit en premier. D'abord le groupe des trois scientifiques.
L'un habillé à la mode d'aujourd'hui, le veste noir, les cheveux teints en blond, faussement décoiffés. Le deuxième, le vrai archétype même du préparationnaire : lunettes, le dos courbé en avant, les cheveux cette fois-ci vraiment décoiffés, le nez qui me fait grossièrement penser à un porc lorsqu'il renifle. Celui-là ne mange toujours que les céréales les plus sucrés sans lait et ce avec les doigts ou parfois une cuillère. Le dernier à toujours l'air absent, comme s'il n'était qu'à moitié sûr d'être là, en train de manger son petit déjeuner.
Après ceux-ci viennent quelques autres pèlerins habituels de cet heure-ci. L'hypokhâgneuse et la khâgneuse déjà la tête et le visage sérieux en pensant aux cours de la journée qui vont suivre.

Moi je me replonge dans mon bol de cornflakes nature auxquels j'ai ajouté mes deux pots de yaourt nature. Rien de mieux pour bien commencer la journée. Ensuite vient le petit pain avec son beurre et la confiture du jour : soit abricot, soit fraise. Tout en mangeant je dis bonjour aux autres arrivants du royaume de Morphée.
A présent il est temps de remonter. La musique me berce toujours mais l'esprit est à présent réveillé. Je retrouve ma chambre. Comme si je l'avais fait chaque matin depuis ma naissance je prends mon stylo-injecteur et une seringue neuve. Et hop, une petite piqure de plus dans la jambe gauche et l'insuline qui coule de nouveau dans mes veines. Sacré diabète. Mais bon, je ne vais pas m'attarder maintenant sur ce sujet là, un autre jour, oui.

Mon sac de cours est déjà prêt comme à l'accoutume. Je prends le téléphone portable, en mode silencieux, ma clé, mon sac et mon livre de lecture du moment : le Seigneur des Anneaux, mais alors en version Anglaise. Un gros pavé contenant les trois tomes l'un après l'autre. La salle de classe est déjà illuminée de ses lumières vives. Une occupante est déjà arrivée. Je la salue, m'assoie à ma place habituelle et commence à lire. Je lève la tête uniquement pour saluer les gens qui entrent comme les gouttes d'eau qui remplissent lentement un sceau.
Voilà la sonnerie et le professeur qui entre : c'est celui de mathématiques. Et c'est parti pour 2h de TD puis on enchaine avec 2h de TP physique, encore et toujours l'optique au programme...

Bon je te laisse cher cahier, à très vite, le sommeil m'attend, et surtout... le cours demain matin.

Mercredi 24 Octobre 2007 ; 00h06

vendredi 23 novembre 2007

Introduction

Longtemps réfractaire aux blogs et autres espaces de publication sur internet je n'ai désormais plus de raisons de me retenir. Bien-sûr qu'Internet c'est utile. Bien-sûr que la communication s'en trouve quintuplé dans la facilité et la quantité. Mais pour moi cela ne restait que du superficiel... de l'utilitaire, mise à part quelques discussions face à face sur nos logiciels de messagerie instantanée favoris. Peut-être que j'ai dépassé ce stade là et que pour prolonger cet utilitarisme je commencerais dès aujourd'hui à utiliser mon blog pour écrire ce qui m'alourdit l'esprit.

En tout cas le bienvenue à vous chère visiteuse, cher visiteur. Les commentaires c'est fait pour alors n'hésitez pas s'il vous vient quelque chose à l'esprit.



A très vite pour les premiers écrits, Helcaraxan